Dreame Matrix 10 Ultra : test complet et avis pour les utilisateurs exigeants

Score du Deal+1
Score du Deal+1

Le Dreame Matrix 10 Ultra fait partie de cette nouvelle génération de robots aspirateurs-laveurs qui ne se contentent plus de « passer un coup » sur le sol. Avec sa station géante, son système unique de multi-serpillères et une puissance d’aspiration de 30 000 Pa, il vise clairement la catégorie des appareils capables de remplacer une bonne partie du ménage manuel dans une maison entière.

Dans ce test, on va le regarder comme un vrai produit de tous les jours : ce qu’il fait très bien, ce qu’il fait moins bien, pour quel type de logement il a du sens… et surtout si le prix demandé en France est cohérent avec ce qu’il offre.

⚡️ Résumé rapide & évaluation globale

En une phrase

Le Dreame Matrix 10 Ultra est un robot aspirateur-laveur très haut de gamme, pensé avant tout pour les grandes surfaces mixtes (carrelage + parquet + quelques tapis) et pour ceux qui veulent un maximum d’automatisation, quitte à accepter une station imposante et un tarif élevé.

À qui s’adresse‑t‑il ?

  • Maisons et grands appartements : 80 m² et plus, idéalement avec un grand espace de vie et plusieurs pièces.
  • Familles avec animaux : poils de chien ou de chat, miettes, traces de pattes, etc.
  • Utilisateurs qui veulent séparer les zones (cuisine, salle de bain, chambres) avec des serpillères dédiées, pour des raisons d’hygiène.
  • Amateurs de domotique et de réglages fins (scénarios, routines, intégration avec Alexa / Google / Matter).

Il est en revanche moins adapté pour :

  • les studios et petits T2, où la station prendrait une place disproportionnée ;
  • les logements couverts majoritairement de tapis épais ;
  • les utilisateurs qui recherchent un robot « simple et pas cher », sans envie de passer un peu de temps dans l’application.

Ses principaux atouts

  • Système de multi-serpillères automatique : la station stocke plusieurs jeux de serpillères et les change selon les pièces, ce qui limite les contaminations croisées (salle de bain vs cuisine, par exemple).
  • Station très complète : auto-vidange de la poussière, lavage des serpillères à haute température, séchage à air chaud, remplissage automatique du réservoir d’eau du robot et distribution de produits nettoyants.
  • Puissance d’aspiration élevée (30 000 Pa) : très efficace sur sols durs et poils d’animaux.
  • Deux brosses principales sous le robot, optimisées contre les emmêlements de cheveux et de poils.
  • Navigation LiDAR précise, module laser escamotable pour passer sous plus de meubles, évitement d’obstacles avec caméra 3D.
  • Application très complète, avec gestion pièce par pièce, réglage du type de serpillères par zone, scénarios et intégration avec les principaux assistants vocaux + Matter.

Ses principales limites

  • Station volumineuse, comparable à un petit frigo : il faut un mur libre et une prise facilement accessibles.
  • Prix d’accès élevé : sur le marché français, on le voit généralement autour de 1 600 € en prix conseillé, avec des promos qui descendent parfois un peu en dessous, mais on reste clairement dans le haut de gamme.
  • Application riche mais pas la plus intuitive pour un débutant : il faudra prendre un peu de temps pour tout configurer.
  • Sur les très gros débris dans les tapis, certains modèles concurrents spécialisés tapis font légèrement mieux.

Note globale & rapport qualité/prix

  • Performance de nettoyage : 4,5 / 5
  • Navigation & évitement d’obstacles : 4,5 / 5
  • Station & automatisation : 5 / 5
  • Application & fonctions intelligentes : 4 / 5
  • Bruit & confort d’usage : 4 / 5
  • Rapport qualité/prix (prix français actuel) : 3,5 / 5

En résumé : c’est une solution très cohérente si votre priorité est la réduction maximale des tâches de ménage et l’hygiène des sols durs. Pour un usage « tapis avant tout » ou pour un petit appartement, on paie en revanche pour des fonctions qu’on n’exploitera pas totalement.


🧱 Design, station & qualité de fabrication

Le robot : format et finitions

Le corps du Dreame Matrix 10 Ultra reprend la forme traditionnelle d’un robot rond, avec un diamètre d’environ 35 cm et une hauteur d’environ 8,9 cm. La partie supérieure accueille une tour LiDAR qui peut se rétracter pour réduire la hauteur totale, ce qui lui permet de passer sous plus de meubles que les robots dont le laser est fixe.

Le dessus est sobre : quelques boutons physiques (démarrage/pause, retour station) et un indicateur lumineux. Le plastique est robuste, la surface légèrement satinée limite les traces de doigts sans les faire totalement disparaître. L’ensemble donne une impression sérieuse : on est clairement sur un produit positionné premium.

Le dessous : double brosse principale et système de lavage

En retournant le robot, on découvre ce qui le différencie déjà de la majorité du marché :

  • Deux brosses principales à l’avant, travaillant de concert pour ramasser poussières, miettes et poils. Elles sont conçues pour limiter l’enroulement de cheveux ; en pratique, il faudra tout de même les nettoyer de temps en temps, mais elles se saturent moins vite qu’une brosse unique.
  • Une brosse latérale extensible qui va chercher la poussière le long des plinthes et dans les coins.
  • Deux supports de serpillères rotatives à l’arrière, sur lesquels viennent se clipser les différents patins fournis.
  • Des roues motrices capables de se lever ou s’abaisser pour franchir des seuils de porte, tapis et autres obstacles.

La station : un mini-frigo dans le salon

Impossible de parler du Matrix 10 Ultra sans s’attarder sur sa station. C’est elle qui en fait un robot si particulier… et si encombrant. Visuellement, on est proche d’un petit réfrigérateur bas : une façade relativement sobre, un corps assez profond, un capot supérieur qui donne accès aux réservoirs.

À l’intérieur, la station regroupe :

  • un sac à poussière d’environ 3,2 L pour l’auto-vidange ;
  • un réservoir d’eau propre d’environ 5,5 L ;
  • un réservoir d’eau usée d’environ 4 L ;
  • un module de lavage des serpillères à haute température, suivi d’un séchage à air chaud ;
  • un magasin de serpillères pouvant stocker plusieurs jeux (jusqu’à six patins sur certains packs) ;
  • plusieurs compartiments pour produits nettoyants adaptés à différents types de sols (carrelage, bois, neutralisation d’odeurs, etc.).

La façade s’ouvre pour accéder au sac et au plateau de lavage, le dessus pour les réservoirs. Les plastiques sont épais, les charnières inspirent confiance. On sent que Dreame a pensé à l’entretien régulier : les éléments qu’on doit manipuler souvent sont accessibles sans contorsion.

Qualité perçue & ergonomie au quotidien

Au quotidien, la station s’utilise plus souvent qu’on ne touche au robot lui-même. Remplir le réservoir d’eau propre, vider celui de l’eau sale, remplacer le sac à poussière : toutes ces opérations demandent quelques secondes et se font sans outils.

On apprécie particulièrement le séchage des serpillères et du sac à poussière, qui limite vraiment l’apparition de mauvaises odeurs, surtout dans les logements peu ventilés. En contrepartie, il faut accepter un appareil qui encombre visuellement la pièce. Placé contre un mur dans un salon ou une buanderie, il passe, mais difficile de le « cacher » derrière un meuble.


🧹 Performances de nettoyage

Sur sols durs : carrelage, parquet, vinyle

Sur les sols durs, le Matrix 10 Ultra se comporte comme un aspirateur puissant et stable. En mode standard, il ramasse déjà très correctement poussière et miettes. En mode plus puissant, il parvient à récupérer la quasi-totalité des saletés visibles.

La double brosse principale et la puissance d’aspiration élevée permettent de :

  • ramasser efficacement poussière fine (poussière de tous les jours, farine, sable fin) ;
  • gérer sans difficulté les miettes de pain, céréales, croquettes sur carrelage ou parquet ;
  • éviter que les poils d’animaux ne forment des “boules” qui roulent devant le robot : ils sont aspirés ou entraînés vers la station.

En bordure de murs, la brosse latérale extensible fait bien son travail : elle pousse la poussière vers les brosses principales et limite les zones non atteintes. Comme tous les robots ronds, il reste un tout petit angle dans les coins à 90°, mais c’est négligeable dans la plupart des pièces.

Sur tapis et moquettes

Sur tapis à poils courts ou moyens, le robot monte automatiquement sa puissance d’aspiration, ce qui lui permet de bien extraire poussières et poils. Les tapis restent visuellement propres après un passage, et l’on retrouve moins de poussière lorsqu’on les secoue manuellement.

Sur les tapis plus épais, surtout ceux à longues fibres :

  • la puissance reste suffisante pour le nettoyage courant ;
  • les gros débris (pâtes sèches, grosses croquettes, flocons très volumineux) peuvent cependant être moins bien aspirés : certains restent coincés dans les fibres.

On a donc un comportement très satisfaisant pour un usage familial classique, mais si votre logement est couvert de moquette épaisse et que vous cherchez avant tout le meilleur robot pour tapis, d’autres modèles plus orientés sur ce terrain peuvent être légèrement plus efficaces.

Capacités de lavage : son terrain de prédilection

C’est vraiment sur la partie lavage que le Matrix 10 Ultra se distingue. Son système repose sur :

  • deux serpillères rotatives qui frottent le sol avec une pression constante ;
  • un réglage automatique ou manuel du débit d’eau en fonction du type de sol ;
  • un changement automatique de serpillères selon la pièce (défini dans l’application) ;
  • un lavage à haute température des patins dans la station, suivi d’un séchage.

En usage réel :

  • Les salissures fraîches (traces de pas, petites flaques de jus, gouttes de café récentes) disparaissent en un passage en mode normal.
  • Les taches plus sèches (café d’hier, traces de sauce déjà collées) nécessitent parfois l’activation d’un mode plus intensif ou un second passage ciblé, mais finissent en général par s’effacer sans intervention manuelle.
  • Dans les cuisines, le mode avec plus d’eau et éventuellement un produit adapté dissout assez bien les graisses superficielles. Pour des taches d’huile vraiment anciennes, une intervention manuelle restera plus efficace, mais le robot maintient le sol dans un état propre au quotidien.

Gestion des joints et des zones difficiles

Pour les joints de carrelage ou les tomettes irrégulières, les serpillères rotatives exercent une certaine pression qui aide à déloger la saleté. On n’est pas au niveau d’un nettoyage à la brosse manuelle et au produit concentré, mais on voit clairement une différence entre un sol lavé régulièrement par le robot et un sol simplement aspiré.

La fonction de nettoyage des bords permet au robot de longer les plinthes avec ses serpillères en contact, ce qui diminue la bande non lavée le long des murs. Dans les coins, il reste toujours un triangle minuscule non atteint, mais cela ne se remarque guère au quotidien.

Avec des animaux : poils, litière, petites catastrophes

Pour les propriétaires de chiens ou de chats, le Matrix 10 Ultra a plusieurs atouts :

  • la double brosse principale limite la formation de gros paquets de poils ;
  • la station, avec son sac à poussière, gère ces poils sans se boucher facilement ;
  • les produits nettoyants compatibles avec la station peuvent inclure des formules anti‑odeurs.

Les grains de litière agglomérée tombés devant le bac sont bien gérés sur carrelage ; sur tapis, comme toujours, ceux qui sont profondément coincés dans les fibres restent plus difficiles à extraire. Quant aux accidents plus sérieux (vomis, excréments), mieux vaut les gérer manuellement : aucun robot n’aime ce genre de surprise, et celui‑ci ne fait pas exception.


🧭 Navigation, évitement d’obstacles & autonomie

Cartographie initiale et mise à jour des plans

Le Matrix 10 Ultra utilise un système LiDAR pour cartographier votre logement. Lors de la première mission, il parcourt rapidement les pièces et génère un plan assez précis, avec détection automatique des pièces. On peut ensuite renommer chaque zone (Salon, Cuisine, Chambre 1, etc.), ajuster leurs limites et créer des zones personnalisées (coin repas, entrée, bureau…).

La carte peut être utilisée sur plusieurs étages : il suffit de transporter le robot au nouvel étage, la station pouvant rester au rez‑de‑chaussée. Le robot reconnaît alors la nouvelle configuration et crée une autre carte. On peut alterner d’un étage à l’autre dans l’application.

Logique de trajet

Une fois la carte créée, le robot adopte une trajectoire en bandes parallèles. Les bords de la pièce sont traités en premier, puis l’intérieur est couvert en zigzag. Cette méthode permet de limiter les doublons et d’éviter les zones oubliées.

La planification prend en compte les niveaux de saleté présumés : par exemple, la cuisine peut être nettoyée plus souvent ou en mode plus intensif que les chambres. Le robot sait également adapter sa puissance lorsqu’il passe sur un tapis, puis revenir à un niveau plus bas sur parquet pour économiser de la batterie.

Évitement d’obstacles au quotidien

Le Matrix 10 Ultra combine plusieurs technologies pour éviter les obstacles :

  • le LiDAR observe les murs et les gros meubles ;
  • des capteurs infrarouges détectent le vide et certains objets proches ;
  • une caméra frontale associée à un module de lumière structurée repère câbles, chaussettes, jouets et autres petits objets.

Dans un intérieur “normal” :

  • les câbles qui traînent sont assez bien contournés, surtout s’ils ne sont pas complètement plaqués au sol ;
  • les chaussettes, petits jouets, chaussures sont détectés et contournés sans que le robot ne les pousse devant lui ;
  • les pieds de chaises et de table sont gérés proprement, y compris lorsque plusieurs chaises sont regroupées autour d’une table.

Il arrive encore, parfois, qu’un câble très fin ou une sangle soit aspiré ou s’enroule autour d’une brosse. Mais comparé à une génération précédente de robots « aveugles » ou aux modèles qui n’ont qu’un simple capteur frontal, les incidents sont beaucoup plus rares.

Gestion des tapis, seuils et portes

Le châssis du Matrix 10 Ultra est conçu pour se rehausser lorsqu’il rencontre un tapis ou un seuil de porte. Dans la pratique, il franchit sans souci la plupart des seuils de 1 cm et une bonne partie de ceux à 1,5 cm, à condition qu’ils ne soient pas trop abrupts. Les tapis avec bordure sont montés sans trop d’hésitation.

Pour les tapis, plusieurs mécanismes se combinent :

  • des capteurs ultrasons détectent la présence de textile ;
  • le robot relève ses serpillères d’une dizaine de millimètres afin de ne pas mouiller le tapis en mode aspiration + lavage ;
  • dans l’application, on peut définir des zones “sans lavage” (pour les tapis fragiles) ou même des zones complètement interdites.

Autonomie et surface couverte

La batterie du Matrix 10 Ultra permet de couvrir un grand appartement ou un niveau de maison en un seul passage, en mode standard. Pour un logement d’environ 70 m² de surface utile, un cycle complet (aspiration + lavage) se termine sans besoin de retour à la station pour se recharger.

Sur une surface plus grande (100 à 140 m²) :

  • en mode aspiration seule, un cycle complet est généralement possible sans recharge intermédiaire ;
  • en mode lavage intensif et fort débit d’eau, il peut arriver que le robot doive retourner à la station pour se recharger, puis reprendre sa mission.

Le retour à la station et la reprise sont automatiques : on perd un peu de temps global, mais on n’a rien à gérer. Pour un usage quotidien programmé en journée, ce n’est pas gênant.


📱 Application, fonctions intelligentes & automatisation

Prise en main de Dreame Home

Le Matrix 10 Ultra se pilote via l’application Dreame Home (iOS et Android). L’appairement initial est relativement simple : on scanne le QR code sous le capot de la station, on se connecte au Wi‑Fi domestique, puis le robot effectue sa première cartographie.

L’interface est claire mais très riche ; on y trouve notamment :

  • la carte de la maison avec les pièces identifiées ;
  • les boutons pour lancer un nettoyage complet, par pièce ou par zone ;
  • des réglages détaillés pour la puissance d’aspiration, le débit d’eau, la fréquence de retour à la station pour lavage des serpillères, etc. ;
  • la gestion des murs virtuels, zones interdites et zones sans lavage ;
  • un système de programmation très fin : différents scénarios selon les jours de la semaine, l’heure, les pièces, le mode de nettoyage.

Un utilisateur débutant peut se contenter des modes préconfigurés ; les options avancées sont accessibles mais ne sont pas obligatoires pour simplement lancer un nettoyage quotidien. Pour aller plus loin, il faudra passer un peu de temps à explorer les menus, en particulier pour tirer pleinement parti du multi-serpillères.

Multi-serpillères : comment ça se configure ?

C’est dans l’application que se fait tout le paramétrage de cette fonction phare. On peut :

  • associer à chaque pièce un type de serpillères : par exemple, “patin cuisine” plus abrasif et “patin salle de bain” plus absorbant ;
  • définir le nombre de mètres carrés à couvrir avant retour à la station pour rinçage ou changement de patin ;
  • préférer un lavage systématique des serpillères après certaines pièces (WC, salles d’eau) ;
  • choisir le produit nettoyant utilisé pour chaque zone, si plusieurs flacons sont installés dans la station.

Dans les faits, une fois ces règles configurées, le robot se débrouille seul : il quitte la station, nettoie une zone, revient se faire rincer et changer de serpillères si besoin, repart vers une autre pièce avec le type de patin approprié. L’utilisateur se contente de vider/ remplir les réservoirs et de jeter le sac de temps en temps.

Routines, scénarios et contrôle vocal

La compatibilité avec les principaux assistants vocaux permet de lancer des nettoyages sans ouvrir l’application :

  • avec Alexa, on peut demander “Alexa, lance le robot dans la cuisine” ;
  • avec Google Assistant, on déclenche des nettoyages par pièce ou des routines (“Quand je pars de la maison, nettoie le salon”) ;
  • via les raccourcis Siri, on associe des commandes vocales personnalisées.

La compatibilité avec le standard Matter ouvre aussi la porte à une intégration plus profonde avec certains hubs domotiques, ce qui intéressera les utilisateurs qui ont déjà un système Home Assistant, HomeKit ou autre. On peut par exemple imaginer un scénario où le robot ne se met jamais en route lorsque la TV du salon est allumée, ou lorsqu’un capteur de mouvement détecte une présence dans une pièce donnée.

Stabilité logicielle et mises à jour

Du côté de la stabilité, l’application est globalement fiable. Il peut y avoir un petit décalage de quelques secondes entre l’envoi d’un ordre et le démarrage effectif du robot, mais rien de problématique. Dreame a pour habitude de déployer des mises à jour régulières pour affiner les trajectoires, améliorer la détection d’obstacles ou ajouter des options de nettoyage ; le Matrix 10 Ultra, en tant que modèle phare, devrait bénéficier d’un suivi logiciel confortable.


💸 Coûts d’utilisation, bruit & maintenance

Prix en France et niveau de gamme

Sur le marché français, le Dreame Matrix 10 Ultra se positionne clairement dans le haut de gamme :

  • la boutique officielle Dreame France affiche généralement un prix autour de 1 599 € TTC ;
  • des promotions ponctuelles peuvent le faire descendre vers 1 400–1 500 € sur certains sites marchands ;
  • chez d’autres revendeurs ou sur certains comparateurs, on le trouve parfois un peu au‑dessus de 1 600 € selon les périodes et les frais de livraison.

On est donc sur un robot qui se bat directement avec les modèles les plus ambitieux de Roborock, Ecovacs et d’autres marques. Le surcoût par rapport à un très bon robot “classique” se justifie essentiellement par le système de multi-serpillères et la station extrêmement complète.

Consommables & pièces détachées

Les principaux consommables sont :

  • les sacs à poussière de la station ;
  • les filtres HEPA du robot et éventuellement de la station ;
  • la brosse latérale et les deux brosses principales ;
  • les serpillères stockées dans le magasin de la station ;
  • les produits nettoyants compatibles avec le système.

On trouve ces éléments sur la boutique officielle, mais aussi sur les grandes plateformes de e‑commerce. Les prix varient, mais pour une utilisation régulière dans une maison avec animaux, on peut estimer :

  • quelques dizaines d’euros par an pour les sacs (à remplacer tous les 1–3 mois selon la taille du logement et la fréquence des cycles) ;
  • un remplacement de filtres environ une fois par an ;
  • des serpillères à changer quand elles commencent à perdre en efficacité ou à s’user (la fréquence dépend beaucoup du nombre de lavages).

Niveau sonore

En mode aspiration standard, le Matrix 10 Ultra reste raisonnablement discret. Dans une pièce à côté, on l’entend comme un bruit de fond, mais on peut continuer à discuter ou à regarder la télévision à volume modéré. En modes plus puissants, le bruit augmente, sans atteindre des niveaux insupportables pour autant.

La station est plus bruyante lors des phases de vidange du bac ou du lavage des serpillères : ces séquences sont courtes, mais produisent un bruit plus marqué. Il est donc préférable de programmer les cycles à des heures où cela ne gêne pas, surtout si la station se trouve proche d’une chambre.

Entretien courant

Malgré le haut degré d’automatisation, un minimum d’entretien reste nécessaire pour garder le robot en bonne forme :

  • retirer les cheveux et poils qui se sont éventuellement pris dans les brosses toutes les 1–2 semaines ;
  • essuyer de temps en temps les capteurs (LiDAR, caméra, capteurs de chute) avec un chiffon doux ;
  • rincer le plateau de lavage des serpillères dans la station pour éviter l’accumulation de dépôts ;
  • contrôler régulièrement les joints des réservoirs pour vérifier qu’il n’y a pas de fuite d’eau.

Globalement, la charge de travail reste très inférieure à celle demandée par un robot sans station de lavage : on ne manipule presque plus les serpillères, et on oublie la vidange manuelle du bac à poussière.


⚔️ Comparaisons & alternatives

Dans la gamme Dreame

Modèle Positionnement Différences principales
Dreame L50 Ultra Haut de gamme « classique » Station avec lavage/séchage des serpillères, aspiration puissante, mais pas de magasin multi-serpillères. Prix généralement inférieur.
Dreame Matrix 10 Ultra Très haut de gamme Multi-serpillères automatique, changement de patins selon les pièces, gestion avancée des produits nettoyants, double brosse principale.
Dreame X40 / X50 Ultra (selon marchés) Flagship orienté polyvalence Station très complète, excellentes performances d’aspiration et de lavage, mais pas de magasin de serpillères aussi sophistiqué.

Si vous hésitez entre le Matrix 10 Ultra et un modèle comme le L50 Ultra, la vraie question à se poser est : avez-vous besoin du multi-serpillères automatisé ? Si vous vivez dans un appartement sans grande différence de saleté entre les pièces, un modèle plus simple suffira. Si vous voulez absolument séparer cuisine, salle de bain et chambres avec des patins dédiés, le Matrix prend tout son sens.

Face aux concurrents d’autres marques

À ce niveau de prix, on trouve plusieurs concurrents sérieux :

  • Roborock S8 MaxV Ultra / Q Revo MaxV : très bons sur les tapis, station complète, serpillères rotatives, mais pas de système multi-serpillères aussi avancé.
  • Ecovacs Deebot X2 / X3 Omni : forme plus plate et plus carrée, très bonne capacité à passer sous les meubles, station haut de gamme, mais là encore pas de magasin de serpillères avec changement automatique par zone.
  • Certains modèles d’iRobot combinés avec une station de lavage, qui misent davantage sur la fiabilité à long terme et l’écosystème, mais avec des approches de lavage différentes.

Le Matrix 10 Ultra se distingue par :

  • son système de lavage plus “laboratoire”, qui séparera mieux les zones sensibles ;
  • une aspiration très musclée, parmi les plus élevées sur le papier ;
  • un niveau d’automatisation du lavage et du séchage difficile à égaler actuellement.

En contrepartie, d’autres modèles pourront faire légèrement mieux sur les tapis très épais ou offrir une station un peu moins volumineuse. Tout dépend donc de vos priorités : si le ménage humide des sols durs est votre besoin principal, le Dreame est un candidat très sérieux.


✅ Conclusion : faut‑il acheter le Dreame Matrix 10 Ultra ?

Pour qui c’est une excellente idée

  • Les grands logements avec beaucoup de sols durs : carrelage, parquet, vinyle, avec éventuellement quelques tapis ponctuels.
  • Les familles avec animaux : poils, petites traces et miettes sont gérés efficacement, et le lavage régulier limite les odeurs.
  • Les personnes exigeantes sur l’hygiène : séparation des serpillères par zone, lavage à haute température, séchage automatique.
  • Les utilisateurs qui aiment la domotique : intégration dans des scénarios maison connectée, contrôle vocal, compatibilité Matter.

Pour qui ce n’est pas le meilleur choix

  • Les petits appartements où la station ne saurait pas où se mettre.
  • Les logements majoritairement recouverts de tapis épais, pour lesquels un robot optimisé tapis sera plus rationnel.
  • Les personnes au budget serré : même en promotion, cette machine reste un investissement important.
  • Ceux qui veulent un produit très simple, sans options : l’application du Matrix 10 Ultra, même si on peut rester en mode basique, est pensée pour ceux qui aiment affiner les réglages.

Ce qu’on retient vraiment

Le Dreame Matrix 10 Ultra n’est pas un simple robot aspirateur de plus : c’est un appareil qui pousse très loin le concept de “robot de ménage autonome”. Sa station gère la poussière, les serpillères, l’eau propre, l’eau sale et même les produits nettoyants. Le système de multi-serpillères lui permet d’adapter le nettoyage à chaque pièce, avec un vrai gain sur l’hygiène des sols durs.

En échange, il demande de la place, un budget conséquent et un minimum d’implication lors des réglages initiaux. Si ces trois points ne vous font pas peur, c’est aujourd’hui l’une des solutions les plus complètes pour réduire au minimum votre temps passé à entretenir les sols de la maison.

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